Répartition des revenus en Grand Chelem : Aryna Sabalenka hausse le ton et brandit la menace du boycott
La tension monte dans le monde du tennis à l’approche de Roland-Garros.
La numéro 1 mondiale, Aryna Sabalenka, a exprimé une vive colère concernant la répartition des revenus en Grand Chelem, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’un boycott.
En marge du tournoi WTA 1000 de Rome, la Biélorusse n’a pas mâché ses mots en conférence de presse. Estimant que les joueuses et joueurs ne sont pas suffisamment rémunérés au regard de leur rôle central dans le spectacle, elle a rappelé : "Nous faisons le show. Sans nous, il n’y aurait pas de tournois."
Face à une situation qu’elle juge injuste, Sabalenka a franchi un cap en évoquant une action radicale : le boycott des tournois du Grand Chelem si aucune avancée significative n’est obtenue.
La prise de parole de Sabalenka s’inscrit dans un mouvement plus large. Plusieurs figures majeures du circuit, dont Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Alexander Zverev, Coco Gauff et Iga Swiątek, ont récemment exprimé leur "profonde déception" dans une lettre adressée aux organisateurs des quatre tournois majeurs.
Au coeur du désaccord : la part des revenus redistribuée aux joueurs. Malgré une augmentation de la dotation globale de Roland-Garros pour 2026, portée à 61,7 millions d’euros, les joueurs estiment que leur part reste inférieure à 15 %, loin des 22 % qu’ils revendiquent.
Au-delà de la question des gains, les joueurs demandent également des réformes de fond. Parmi leurs exigences figurent la mise en place d’un fonds de prévoyance destiné à couvrir retraites, soins de santé et congés maternité, ainsi qu’une participation accrue aux décisions qui les concernent directement.
Ces revendications, déjà formulées en avril 2025 auprès des instances des tournois du Grand Chelem, dont Wimbledon et l’US Open, témoignent d’un malaise persistant au sein du circuit professionnel.
Si la menace de boycott marque une escalade dans le rapport de force, elle ne fait pas l’unanimité. Iga Swiątek a ainsi appelé à la prudence, estimant qu’un boycott constituerait une solution extrême.
La Polonaise privilégie le dialogue et les négociations avec les organisateurs, espérant des avancées concrètes avant le début du tournoi parisien.
A quelques semaines du début de Roland-Garros, cette fronde des joueurs met les organisateurs sous pression. Entre revalorisation des dotations et exigences accrues des stars du circuit, l’équilibre économique du tennis est plus que jamais questionné.

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