Ligue 1 : Une saison 2025-2026 marquée par la valse des entraîneurs

Publié le : vendredi 15 mai 2026

La saison 2025-2026 de la Ligue 1 tunisienne aura été particulièrement mouvementée sur les bancs techniques.

Entre limogeages, démissions et retours inattendus, plusieurs clubs ont multiplié les changements d’entraîneurs dans l’espoir de redresser la barre ou d’atteindre leurs objectifs.

Le record d’instabilité revient à l’AS Soliman, reléguée en Ligue 2 au terme de la saison. Le club a utilisé pas moins de sept entraîneurs différents : Mohamed Telemçani, Mounir Chihi, Sami Gafsi, Mohamed Ayari, Mohamed Arouri, Bassem Znouda et Amine Gara.

Une instabilité qui reflète les difficultés rencontrées tout au long de l’exercice.

Derrière, la JS Kairouanaise, également reléguée, a connu six techniciens sur son banc : Ghazi Gherairi, Mourad Okbi, Mahmoud Dridi, Mounir Rached, Luc Eymael et Tarek Jarraya.

Quatre clubs avec cinq entraîneurs

Plusieurs formations ont aussi changé d’entraîneur à cinq reprises durant la saison. C’est le cas de l’AS Gabés, reléguée en Ligue 2, qui a fait appel successivement à Tarek Jarraya, Skander Kasri, Mohamed Chibani, Mohamed Telemçani puis Salah Day.

L’Olympique de Béja a, de son côté, connu les passages de Wajdi Bouazzi, Skander Kasri, Hafedh Guitouni, Lotfi Sellimi et Jamel Ben Salem, qui est parvenu à sauver l'équipe de la relégation à la dernière journée.

Même constat pour le Stade Tunisien avec Chokri Khatoui, Lassaad Dridi, Ammar Souayeh, Said Saibi et Sami Zammit.

Au Club Athlétique Bizertin, Sofiene Hidoussi, Fakhreddine Jaziri, Chokri Béjaoui et Chiheb Ellili se sont succédé, avant le retour de Sofiene Hidoussi.

Plusieurs grands clubs également concernés

Certains clubs de premier plan n’ont pas échappé à cette instabilité. L’Etoile Sportive du Sahel a changé quatre fois de technicien avec les passages de Lassaad Dridi, Mohamed Ali Nafkha, Mohamed Mekacher et Afouane Gharbi, avant le retour de Mohamed Ali Nafkha.

L’Espérance Sportive de Tunis a également vécu une saison agitée avec Maher Kanzari, Christian Bracconi, Patrice Beaumelle puis le retour de Christian Bracconi.

L’US Ben Guerdane a utilisé quatre entraîneurs : Nidhal Khiari, Karim Dalhoum, Sofiene Hidoussi et Anouar Fedhil.

Même nombre pour l’US Monastirienne avec Montassar Louhichi, Tarek Jarraya, Fathi Laabidi et Sami Haj Youssef.

De son côté, l’Espérance Sportive de Zarzis a connu trois entraîneurs : Anis Boujelbene, Sami Gafsi et Moncef Mcharek.

Quatre clubs ont misé sur la stabilité

A l’inverse, seuls quatre clubs ont conservé le même entraîneur depuis le début de la saison. Un choix qui a parfois porté ses fruits.

Le Club Africain a remporté le championnat sous la direction de Faouzi Benzarti, tandis que l’ES Métlaoui a terminé à une honorable huitième place avec Imed Ben Younes.

Le Club Sportif Sfaxien a décroché la troisième place avec Mohamed Kouki, alors que l’AS Marsa a assuré son maintien avec Ameur Derbal.

Cette saison confirme ainsi que la stabilité technique reste une denrée rare dans le football tunisien, où les résultats immédiats dictent souvent les décisions des dirigeants.