Crise à la FIFA : Wenger et le secrétaire général prennent leurs distances avec le projet d'Infantino
La crise provoquée par le projet avorté de FIFA Forward Enterprise (FFE) continue de secouer la FIFA.
Après le retrait de cette initiative controversée, plusieurs voix influentes de l'instance se sont publiquement démarquées du projet porté par le président Gianni Infantino, tandis que le secrétaire général Mattias Grafström a tenté de rassurer les salariés dans un message interne.
Selon RMC Sport, Mattias Grafström a adressé mardi un courriel à l'ensemble des employés de la FIFA.
Sans jamais citer Gianni Infantino, le numéro deux de l'organisation a d'abord salué le travail accompli lors de la Coupe du monde 2026, qu'il a qualifiée de "succès retentissant", avant d'évoquer la récente polémique.
Il a regretté "une série d'événements regrettables et condamnables", estimant que cette crise, conclue par l'abandon définitif du projet FFE, ne devait pas faire oublier la mission première de l'institution, appelant les employés à rester concentrés sur leur mission dans le respect des statuts et des règlements de la FIFA.
Mattias Grafström a également tenu à rassurer les collaborateurs de l'instance, leur assurant qu'ils seraient "protégés et préservés du contexte politique" actuel.
De son côté, Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA depuis 2019, a lui aussi pris ses distances avec le projet.
L'ancien entraîneur d'Arsenal a estimé que son abandon était "absolument nécessaire", affirmant qu'il n'avait jamais été associé à son élaboration.
Ces prises de position interviennent après plusieurs critiques inédites au sein même de la FIFA. Le directeur des opérations Kevin Lamour avait dénoncé un "projet d'une seule personne", estimant que les employés avaient été trompés, tandis que Carlos Cordeiro, principal conseiller de Gianni Infantino, a présenté sa démission pour marquer son opposition au projet.
Présenté à la surprise générale la semaine dernière, le plan prévoyait la création d'une société commerciale ouverte à des investisseurs privés pour gérer les activités commerciales et certains tournois de la FIFA, notamment la Coupe du monde.
Face à l'opposition de nombreuses fédérations et confédérations, emmenées par l'UEFA, Gianni Infantino a finalement renoncé à cette réforme.